Stress...

Publié le par Melanie Yakhou

Lutter contre les insomnies

40% d’entre nous se plaignent de troubles du sommeil. Difficiles à surmonter, les insomnies ont un impact négatif sur le quotidien, il est important d’en trouver la cause et de la traiter le plus tôt possible pour retrouver un bon équilibre et repartir du bon pied !

 - Lutter contre les insomnies
Qu’est-ce que l’insomnie ?
L’insomnie se traduit par des difficultés à dormir. Elle prend différentes formes. On peut avoir du mal à s’endormir, ou un sommeil trop agité et fragmenté, ou encore un réveil trop précoce. On parle d’insomnie dès lors que le sommeil se fait trop rare ou de mauvaise qualité et que ce manque de repos se répercute sur la santé et le quotidien de l’insomniaque.
 
Les conséquences de l’insomnie
Les victimes d’insomnies doivent faire face à des conséquences néfastes de leurs nuits trop courtes sur leur vie de tous les jours. Pendant la journée, on peut être pris de somnolence, avoir des difficultés à se concentrer, ou encore avoir une forte tendance à l’irritabilité. L’insomnie gâche donc les nuits mais aussi les journées de celui qui en souffre.
 
Les causes de l’insomnie
Tout d’abord il faut distinguer les insomnies aigues ou réactionnelles et les insomnies chroniques. Les premières sont généralement la conséquence d’un événement ponctuel marquant (décès, séparation…) et ne durent que quelques semaines. Les secondes durent généralement plus d’un mois et sont plus difficiles à éviter. Les insomniaques doivent faire face à une grande difficulté : à force de vouloir à tout prix s’endormir, on ne pense qu’à ça, cela tourne à l’obsession et le sommeil sera d’autant moins rapide à venir.
L’insomnie peut-être d’origine :
> Environnementale : due au bruit, à la lumière, literie, chaleur, stress…
> Organique : pour les personnes qui souffrent d’apnée du sommeil, de mouvements périodiques des jambes…
> Psychologique : pour les personnes sujettes à l’angoisse ou à la dépression
> Psycho-physiologique : auquel cas il est difficile de mettre une cause particulière en avant (stress, angoisse que l’on rumine avant de se coucher…)
 
Eviter l’insomnie
Quelques réflexes simples pour éviter les insomnies quelle que soit leur origine :
- Couchez-vous dès les premiers signes de fatigue.
- Evitez les excitants comme le thé ou le café après 16h.
- Evitez de regarder la télévision au lit.
- Evitez de faire du sport intensif le soir.
- Evitez les siestes en fin de journée, c'est-à-dire après 16h. 
- Couchez-vous à heure régulière. Le besoin de sommeil moyen d’un adulte est de 7h30 - 8h00 par nuit. 
- Protégez-vous du bruit et de la lumière.
- Privilégiez une température comprise entre 18 et 20°.
- En cas de difficultés d’endormissement, ou lors d’un réveil nocturne, sortez du lit au bout d'un quart d’heure afinde ne pas ressasser les pensées négatives ou stimulantes de l’éveil. Lire un livre, écouter de la musique en faible intensité peut favoriser l'endormissement. Lorsque le sommeil revient, et seulement lorsqu'il revient, retournez vous coucher.
 
Traiter l’insomnie
Les somnifères ne sont pas toujours la solution miracle et surtout évitez l’automédication ! Faites-vous aider par un médecin. Les hypnotiques peuvent être une bonne aide à condition de suivre scrupuleusement les conseils de votre médecin, de les utiliser sur une période courte et de respecter une bonne hygiène de vie et des heures de sommeil régulières en parallèle.
Pour les insomnies psychologiques, le médecin peut décider de prescrire des antidépresseurs et/ou une psychothérapie.
Concernant les insomnies chroniques pour lesquelles aucune cause particulière n’est trouvée, un travail de thérapie cognitive et comportementale pourra être envisagé. Il nécessite un minimum de 3 à 8 visites chez un médecin spécialisé, un psychothérapeute spécialisé dans les problèmes de sommeil, ou dans un centre du sommeil. Il s’agit d’une thérapie relativement longue, visant à réorganiser le sommeil. L’usage de l’agenda du sommeil où le patient note ses horaires de coucher et de lever, la qualité de son sommeil est un outil utile pour se réapproprier ses nuits.
Ce type de thérapies comportementales permet de retrouver petit à petit un sommeil de meilleure qualité.
Comment vaincre le stress ?

La vie moderne nous oblige sans cesse à booster notre organisme ainsi que nos capacités cérébrales et émotionnelles. Résultat : nous réagissons mal à ces pressions, qui deviennent sources de stress. Mais il ne tient qu’à nous de les apprivoiser…

 - Comment vaincre le stress ?

La vie moderne nous oblige sans cesse à booster notre organisme ainsi que nos capacités cérébrales et émotionnelles. Résultat : nous réagissons mal à ces pressions, qui deviennent sources de stress. Mais il ne tient qu’à nous de les apprivoiser…

Une réaction physiologique et psychologique
On peut désigner le stress comme un « syndrome général d’adaptation ». Une joie intense, le surmenage, une contrariété, un traumatisme… Tous ces événements provoquent des tensions ainsi que des perturbations physiologiques. Le stress résulte donc de l’incapacité d’un individu à faire face à une accumulation de tensions. Au niveau biologique, ce dernier peut même entraîner certains maux : fatigue, irritabilité, maux de tête, douleurs abdominales, maux de dos, insomnie, manque d’appétit ou boulimie et vulnérabilité face aux virus. Dans le pire des cas, le risque d’infarctus et de dépression est réellement présent.

Nos astuces anti-stress pour mieux vivre
L’objectif : changer les mauvaises habitudes et faire renouer son corps avec son psyché.

• Respectez votre rythme de sommeil
Si vous sentez l’appel de l’oreiller, ne luttez pas pour regarder la fin d’un téléfilm ou pour terminer un dossier en cours. Couchez-vous assez tôt, de préférence à heure fixe et si nécessaire levez-vous plus tôt. Et pensez à séparer d’au moins une heure votre dîner de votre sommeil. Votre digestion n’en sera que meilleure.

• Du sport pour chasser les angoisses
De la natation, du jogging, de la danse ou de l’aérobic dans un club de gym permettent de lutter efficacement contre le stress. Pratiquée deux à trois fois parsemaine, l’activité physique agit comme un défouloir, active la circulation sanguine, apaise les tensions musculaires et libère la juste dose d’euphorisants nécessaires pour repartir éreinté mais heureux.

• Organisez-vous
Que ce soit au bureau ou à la maison, dès que vous sentez que la situation vous échappe, faites-vous un planning et sachez anticiper. Hiérarchisez les tâches, du plus urgent à ce qui peut attendre. Et essayez de vous y tenir ! Faites les choses en temps et en heure. Ce qui paraissait insurmontable le sera ensuite beaucoup moins…
 
• Fuyez vos dépendances

Vous fumez un paquet par jour (ou presque) et vous buvez du café plus que de raison ? Sournois, ces « poisons » donnent l’impression de calmer l’anxiété.  En réalité, ils ont un effet excitant, générateur d’angoisses. Si vous ne pouvez pas leur dire adieu, essayez au moins de diminuer les doses.

• Une alimentation saine à tout prix
Le stress passe souvent par des fringales ou une perte totale d’appétit. Repas caloriques sur le pouce et à n’importe quelle heure… Changez ces habitudes en vous établissant des repas à heures fixes et au calme. Essayez d’équilibrer votre alimentation, en privilégiant un bon petit déjeuner, un déjeuner riche en légumes et un dîner léger. Et si l’angoisse monte en milieu d’après-midi, remplacez la barre chocolatée par une pomme ou un yaourt. Vos nerfs n’y verront que du feu et votre ligne aussi !

• Boulot et vie privée, le juste équilibre…
Une fois chez vous, il est important de vous couper de vos obligations professionnelles et vice versa. Car c’est bien connu, il y a un temps pour chaque chose. Pour avoir une vie harmonieuse et épanouissante, sachez partager votre temps entre le travail et la vie familiale. Si vous êtes concentrée et rigoureuse au bureau, apprenez à faire le vide et profitez de vos proches par la suite.

• Cultivez le lâcher prise
Que se soit en famille, entre amies ou au travail, évitez au maximum les conflits. Pour ce faire, évitez donc les sujets houleux et les interminables débats. Apprenez aussi à prendre du recul sur les évènements, cessez de ruminer et surtout relativisez ! Oublier quelque chose sur la liste des courses ou avoir un peu de retard à un rendez-vous chez le médecin, ce n’est pas la fin du monde.

• Une vie amoureuse épanouie
Votre couple est précieux et votre sexualité aussi ! C’est prouvé : faire l’amour a un effet décontractant sur tous les individus. Bien sûr, lorsqu’on est stressé, la libido est souvent malmenée. Une seule solution : prenez le temps de vous retrouver avec votre homme et accordez-vous un moment de pur bonheur. Vous verrez, après, vous vous sentirez déjà mieux.

• Place aux médecines douces
Autre remède pour calmer le stress : l’homéopathie. Cette médecine est bien adaptée aux symptômes tout en tenant compte de la nature du stress du patient. Parmi les traitements les plus courant, on retient l’ Argentum nitricum (pour les troubles digestifs), le Phosphorus (pour donner un coup de fouet) et le Sepia (pour ceux qui ont font toujours plus).

• La zen attitude
Yoga, stretching, qi gong… Ces méthodes sont excellentes pour apaiser l’esprit et améliorer la respiration. Muscles déliés et fatigue saine à la fin des séances… rien de tel pour calmer les nerfs. La sophrologie, la réflexologie et l’acupuncture peuvent également aider à se détendre.

• Prendre soin de soi, tout simplement
Pour évacuer les tensions, optez pour des séances de spas, des massages, des balades en forêt et pourquoi pas, des séjours en thalassothérapie si vos finances vous le permettent. Chouchoutée comme jamais, vous vous réapproprierez votre image et serez mieux armée pour affronter les autres.

• Faites-vous plaisir
Un resto, un  ciné, une jolie robe… Tous les moyens sont bons pour vous remonter le moral et vous récompenser si vous avez réussi à gérer convenablement votre emploi du temps.

• Le soutien psychologique
Et si vraiment le stress devient un enfer, il est parfois recommandé de faire appel à un spécialiste. Certaines thérapies cognitives permettent aux personnes stressées de faire face aux agressions, de mieux organiser leur temps et de se délester de certaines obligations sans culpabiliser.

Le burn-out

Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, est susceptible d’apparaître suite à une exposition à un stress permanent et prolongé dans le cadre du travail. Ses symptômes sont reconnaissables et mieux vaut les prévenir à temps.

 - Le burn-out
> Les victimes du burn out 
Le burn-out se déclare le plus souvent chez les personnes dont le travail implique un engagement relationnel et/ou d’importantes responsabilités. On le rencontre surtout dans les professions "aidantes" : professions médicales, enseignants, travailleurs sociaux. Néanmoins, personne n’est immunisé, cette maladie peut toucher tout le monde. Souvent comparé à la dépression, le burn-out doit être pris très au sérieux.
 
> Les causes du burn-out
Différentes causes sont invoquées lors de l’apparition du burn-out. Elles sont toutes liées à un environnement professionnel stressant. Certains caractères angoissés sont prédisposés à la maladie. Le perfectionnisme, les consciences professionnelles trop poussées, l’incapacité à déléguer, l’envie de plaire… Soit les attentes à l’égard de soi ou des autres sont trop grandes, soit l’idéal de performance et de réussite est trop important, soit le travail représente la seule source de satisfaction et est considéré comme un refuge. Dans tous les cas, il y a un déséquilibre entre les attentes de l’individu et la réalité qui est à l’origine d’un stress profond.
 
> Les symptômes du burn-out
On définit le burn-out comme étant un syndrome tridimensionnel. Trois axes se dégagent :
- L’épuisement émotionnel : l’individu est vidé nerveusement, mentalement. Il manque d’énergie et d’entrain et perd toute motivation.
- La dépersonnalisation : la victime du burn-out a des attitudes impersonnelles, froides et distantes envers les personnes avec lesquelles elle travaille. Ses propos sont négatifs et cyniques.
- Le manque d’accomplissement personnel : l’individu dévalorise son travail, se sent incompétent.
Le burn-out provoque des états de fatigue physique, émotionnelle et intellectuelle. Le malade est irritable. Les manifestations de ce syndrome varient d’un individu à l’autre, mais les symptômes sont souvent accompagnés de troubles psychosomatiques comme des maux de tête, de dos, sommeil perturbé, troubles intestinaux, rhumes répétés… Au travail, la productivité baisse et les efforts déployés sont disproportionnés par rapport à la faible satisfaction éprouvée par l’individu.
 
> Comment soigner le burn-out ?
On donne un arrêt de travail ! C’est la première chose à faire pour éviter que le syndrome ne s’aggrave. L’individu doit sortir de son cadre de travail habituel. Il est ensuite fortement conseillé de se faire aider et d’entamer une thérapie. Ces moments en dehors du cadre professionnel sont également l’occasion de réfléchir et de faire le point sur ses attentes et envies. En parallèle, on se repose, et pourquoi ne pas se mettre au yoga pour apprendre à se détendre et à gérer ses angoisses ?
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article